The Witcher 3: Wild Hunt
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Witcher 3 is a fantasy game you dreamed about – meet hundreds of different supernatural creatures in a unique world, where humans live together with other races. Some of them are evil, some of them are good. You are a witcher, your friends are in danger, travel the world to understand what powers wants to destroy the world and try to stop them, while enjoying thousands of local stories and breathtaking situations.
Chief 0
Actually returned to Witcher after the recent Netflix series, because I didn't have time for Blood&Wine campaign before. I have to admit it's pretty solid. Bright, full of jokes and adventures, engaging from the very first missions. Plot about high vampires is also very entertaining.
If you missed it for some reason, it would be your best bet to go for it asap.
fosiho 1
World is really big and really beautiful, especially Blood and Wine world, which is probably the most beautiful world I've seen in games. Riding with your horse through this world, while listening to epic music is really fun. However when you get bored of riding, you can always use one of many fast travel points. There are few big cities in this game, and a lot of villages. There are too many side quests to do, you can find them on notice boards all over the world, or accept contracts from random people that you meet. I personally dislike doing those tasks, because they don't have any connection to the story, and also this game is too easy, so no need to grind.However side quests that you get from main characters while playing main story can be really interesting, and I completed all of them. Game has options to play Hearts of Stone or Blood and Wine directly without having to beat the main game, so that's a nice thing
Chief 0
I was impressed by the ending - it was very well directed in a hollywood style. Epic visuals, epic music, epic story ending. Also some evil creatures design is horryfing in good meaning, witches for example. Ciri rocks!
Steam User 65
The Witcher 3 + tous les DLC, c’est un peu comme dire « je vais juste boire un verre » et te réveiller 3 jours plus tard dans un autre pays, marié à une sorcière rouge, avec un cheval sur le toit.
Points forts :
- Scénario principal : tu pars chercher Ciri, tu finis par régler les problèmes conjugaux de la moitié du continent.
- Quêtes secondaires : « Va juste voir ce paysan » → 2 heures plus tard tu as vécu une tragédie digne de Shakespeare, adopté un monstre et remis en question ta morale.
- Hearts of Stone : Quand le DLC est mieux écrit que la plupart des jeux complets.
- Blood and Wine : Un *vrai* épilogue. Nouveau monde, nouvelles quêtes, nouvelle manière de ruiner ta productivité.
- Gwent : Un mini-jeu censé être facultatif qui finit par devenir la véritable raison de ton voyage. Le monde brûle, mais tu dois absolument gagner cette foutue carte.
Graphismes & ambiance :
- Paysages : tu pars pour tuer des monstres, tu restes pour prendre des screenshots.
- Musiques : tu entends trois notes, tu as envie de relancer une partie complète.
Gameplay :
- Combat : tu te sens puissant… jusqu’à ce qu’un groupe de noyeurs te rappelle humblement qui est le vrai boss du jeu.
- Alchimie : tu commences en mode « je comprends rien », tu finis en fabricant professionnel de potions illégales.
En résumé :
Je voulais juste tester le jeu une heure.
J’ai terminé avec une crise existentielle, trois romances ratées, un deck de Gwent imbattable et l’impression d’avoir lu une saga entière.
10/10, j’achèterais un DLC pour juste regarder Geralt faire la lessive.
Steam User 29
Vous allez passer 150 heures à chercher une ado. Et adorer ça.
Sorti en 2015, The Witcher 3: Wild Hunt s’est imposé comme une référence absolue dans l’histoire du jeu vidéo. Ce troisième opus des aventures de Geralt de Riv, développé par CD Projekt Red, a dépassé toutes les attentes. Il ne s’agit pas seulement d’un RPG maîtrisé : c’est une œuvre monumentale, un récit interactif qui mêle une narration profonde, un monde ouvert d’une richesse inouïe, et une ambiance unique entre fantasy poisseuse et humanité déchirée. En près de dix ans, il n’a pas pris une ride. Pire : il continue de donner des leçons à bien des productions modernes.
Un monde vivant, crédible, impitoyable
Dès les premières foulées dans les plaines boueuses de Velen, le ton est donné : The Witcher 3 n’est pas un monde à conquérir, mais un monde à traverser, à observer, à comprendre. On y vit les ruines de la guerre, les superstitions d’un peuple oublié, les blessures d’une humanité à bout de souffle. Loin des cartes génériques remplies de points d’intérêt artificiels, ici chaque région – de la campagne ravagée de Velen aux fastes décadents de Novigrad, jusqu’aux landes celtiques de Skellige – est un personnage à part entière.
Les PNJ ne sont pas de simples figurants : ils mangent, pleurent, chantent, mendient, haïssent. Le cycle jour/nuit et la météo influent sur les activités et sur l’ambiance, créant une illusion de vie rare dans le jeu vidéo. Il ne s’agit pas de faire croire que le monde existe sans vous : il existe réellement sans vous, et c’est ce qui le rend aussi puissant.
Une écriture ciselée
La narration est le joyau de The Witcher 3. Le récit principal, centré sur la recherche de Ciri et la menace de la Chasse Sauvage, est solidement écrit, mené tambour battant, mais ce sont les quêtes secondaires qui font de cette œuvre un monument. On pense immédiatement à l’arc du Baron Sanglant, à la fois drame familial, tragédie de guerre, et chronique sociale. Mais d’autres récits, plus modestes, sont autant de pépites : une veuve qui pense que son mari s’est réincarné en chien, un spectre attaché à une bague, un vampire lassé de l’éternité…
Chaque mission est pensée avec un soin d’orfèvre, et le joueur n’est jamais réduit à une simple machine à résoudre des objectifs. Les choix sont rarement manichéens, les conséquences souvent inattendues. Les dialogues sont riches, intelligents, nuancés. Et surtout, ils respectent l’intelligence du joueur, en évitant les lourdeurs explicatives.
Un antihéros aux mille facettes
Au cœur de ce monde, Geralt. Le sorceleur aux cheveux blancs, mutant marginal, cynique mais pas dénué d’empathie, incarne une figure rare : celle de l’antihéros fatigué, qui ne cherche ni gloire ni pouvoir, seulement un peu de paix – et quelques pièces. Grâce à l’excellent doublage (mention spéciale à Doug Cockle en VO), il devient une présence constante mais jamais envahissante.
Les choix offerts au joueur permettent d’orienter subtilement la personnalité de Geralt, sans jamais trahir son essence. Peut-il pardonner ? Peut-il aimer ? Peut-il tuer sans trembler ? C’est à vous d’en décider. Mais jamais le jeu ne vous proposera de devenir un saint ou un démon : tout est une question de nuances, de contexte, de survie. Une maturité rare dans le jeu de rôle vidéoludique.
Un gameplay perfectible
Le système de combat de The Witcher 3 est sans doute le point qui divise le plus. Moins nerveux qu’un Dark Souls, moins technique qu’un Dragon’s Dogma, il reste toutefois fluide et agréable une fois maîtrisé. L’alternance entre attaques rapides et puissantes, les signes magiques, les potions et huiles à préparer avant les combats, donnent une vraie saveur à chaque affrontement.
Certains y verront une certaine lourdeur ou un manque de feedback, surtout dans les premières heures. Mais c’est justement en assumant une approche plus méthodique, plus “chasseur de monstres”, que le gameplay prend son sens. On ne fonce pas sur un griffon sans se préparer. On lit le bestiaire, on anticipe. Le combat devient alors une danse mortelle, et non une simple bagarre.
Une direction artistique inoubliable
Techniquement, le jeu a vieilli, mais artistiquement, il brille toujours. Chaque lieu dégage une atmosphère propre, avec des palettes de couleurs choisies avec soin. Le vent dans les arbres, les couchers de soleil sur les montagnes de Skellige, les brumes des marais hantés… The Witcher 3 est un poème visuel.
La musique n’est pas en reste. Les compositions de Marcin Przybyłowicz, Mikolai Stroinski et Percival mêlent instruments traditionnels et envolées lyriques. Elles accompagnent l’action avec justesse, et certaines pistes s’impriment dans la mémoire.
Deux extensions dignes de jeux à part entière
Il serait criminel de ne pas parler des extensions Hearts of Stone et Blood and Wine. La première est une fable sombre et tragique, avec l’inoubliable Olgierd von Everec et le diabolique Gaunter O’Dimm. La seconde est presque un jeu bonus : elle offre une région entière, Toussaint, aussi lumineuse que le reste du jeu est noir. Humour, mystères, vampires et amour courtois : Blood and Wine est une lettre d’adieu somptueuse, une sorte de dernier galop dans un monde qui s’apprête à tourner la page.
📎 Dix ans après sa sortie, The Witcher 3: Wild Hunt reste un mètre étalon du jeu de rôle narratif. Ce n’est pas un simple jeu : c’est une aventure, une fresque, un roman interactif dont on se souvient longtemps après avoir raccroché ses épées d’argent et d’acier. Malgré quelques imperfections techniques et un système de combat qui ne plaira pas à tous, le jeu triomphe par sa richesse, sa densité, et surtout son humanité.
Car au fond, The Witcher 3 ne raconte pas des histoires de monstres. Il raconte les hommes qui les croisent, les aiment, les trahissent, les oublient. Et à travers les yeux fatigués d’un sorceleur, il nous tend un miroir : à nous de choisir ce que nous voulons y voir.
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Steam User 15
Je pense sincèrement que The Witcher 3: Wild Hunt est l’un des plus grands jeux jamais créés. Ce n’est pas juste une question de hype ou de popularité : c’est un mélange rare de narration, d’univers cohérent, de mécaniques bien pensées et d’ambition créative. Peu de jeux parviennent à rassembler autant d’éléments de qualité tout en restant aussi accessibles et mémorables. Ce qui m’a frappé dès le départ, c’est la maturité de l’écriture et la densité de l’univers. On ne joue pas seulement à un RPG : on est plongé dans un monde vivant, crédible, brutal, et incroyablement bien construit."
"L’histoire principale, centrée sur Geralt et sa quête pour retrouver Ciri, est captivante, mais ce qui m’a vraiment bluffé, c’est à quel point les quêtes secondaires sont travaillées. Il n’y a quasiment rien de générique ou de répétitif : chaque mission raconte quelque chose, chaque personnage rencontré a une vraie personnalité. C’est un jeu où on peut facilement passer des dizaines d’heures sans avancer dans la trame principale, simplement parce que le monde appelle à l’exploration, à la curiosité. On a rarement vu un jeu qui récompense autant l’attention du joueur."
"L’un des aspects qui m’a le plus surpris, c’est le Gwent. Honnêtement, je pensais que ce serait un petit ajout amusant, mais sans grand intérêt. Et au final ? Je me suis retrouvé accro. C’est simple à comprendre mais incroyablement stratégique, avec une vraie courbe d’apprentissage. Il m’est même arrivé de délaisser certaines quêtes pendant des heures juste pour construire un meilleur deck ou traquer une carte rare. C’est le genre de détail qui prouve à quel point le jeu est riche et soigné, jusque dans ses mécaniques les plus annexes."
"Et puis il y a les deux DLC : Hearts of Stone et Blood and Wine. Je ne les appelle même plus des 'extensions', parce que ce sont quasiment des jeux à part entière. Hearts of Stone propose une histoire sombre, complexe, presque philosophique, avec un antagoniste marquant (Gaunter de Meuré est, sans doute, l’un des antagonistes les plus marquants de The Witcher 3, derrière son apparence calme et polie se cache une entité terrifiante, maître des pactes tordus et des mots bien choisis. Inspiré du diable faustien, il ne force jamais personne : il propose, il suggère, et laisse ses victimes sceller leur propre destin. C’est cette subtilité qui le rend aussi inquiétant. Il incarne le mal sous sa forme la plus insidieuse — celui qu’on invite soi-même. Mystérieux, intelligent, implacable : un chef-d’œuvre d’écriture.). Blood and Wine, quant à lui, est un adieu somptueux à l’univers du jeu. La région de Toussaint tranche totalement avec le reste du monde par son ambiance lumineuse et colorée, mais reste cohérente dans le ton et dans la profondeur des thèmes abordés. C’est un épilogue magistral, digne de ce que Geralt mérite."
"Évidemment, aucun jeu n’est parfait. The Witcher 3 a aussi ses petits défauts. Le système de combat, bien qu’efficace, peut paraître un peu rigide ou répétitif sur le long terme, surtout comparé à d’autres RPG plus dynamiques. L’inventaire et l’interface utilisateur, en particulier au lancement du jeu, étaient parfois peu intuitifs ou encombrés. Et oui, quelques bugs ici et là, surtout à la sortie, rappelaient que même les plus grands jeux peuvent être imparfaits. Mais honnêtement ? Ces points faibles sont largement éclipsés par tout ce que le jeu accomplit avec brio."
"Ce qui reste après avoir terminé The Witcher 3, c’est un sentiment rare. Celui d’avoir vécu une aventure, pas juste joué à un jeu. D’avoir rencontré des personnages qu’on n’oubliera pas, traversé des terres qu’on a presque envie de revisiter comme si c’était de vraies destinations. D’avoir été confronté à des choix qui ne sont jamais simples, jamais évidents. C’est une œuvre qui prend le joueur au sérieux, qui respecte son intelligence, et qui offre quelque chose d’infiniment humain à travers une fiction pourtant très fantastique."
"Pour toutes ces raisons, je considère The Witcher 3 comme un chef-d'œuvre incontournable. Il n’est pas parfait, mais il est tellement ambitieux, tellement généreux et tellement bien écrit qu’il redéfinit à lui seul ce que peut être un RPG moderne. Ce n’est pas juste un jeu que j’ai aimé. C’est un monde que j’ai vécu, que j’ai ressenti, et auquel je repense encore avec émotion.
Steam User 14
En plus de vingt ans de jeux vidéo, très peu de titres m’ont marqué au point de me laisser réellement sans voix. The Witcher 3 en fait partie — et même après plusieurs fins, l’effet reste le même : un mélange de satisfaction, de nostalgie et ce fameux vide qu’on ressent quand une aventure exceptionnelle se termine.
Ce jeu ne se contente pas d’être bon : il vous fait vivre une autre vie. Celle d’un sorceleur, d’un père, d’un amant, d’un mercenaire, d’un homme fatigué mais profondément humain. L’univers est immense, magnifique, cohérent, vivant — des villes en guerre aux marais hantés, en passant par les campagnes paisibles où l’on se surprend à simplement trotter sur Ablette sans objectif précis.
La force du jeu, c’est son écriture. Les quêtes secondaires sont parfois meilleures que les quêtes principales d’autres RPG. Les personnages sont mémorables, les choix sont lourds de conséquences, et même les décisions les plus anodines peuvent changer la fin. On réfléchit avant de répondre, on s’attache, on doute. Et choisir entre Yennefer et Triss peut être plus difficile qu’un combat de boss.
Le gameplay a un peu vieilli, oui. Le combat peut sembler parfois rigide. Mais avec un minimum de préparation — huiles, signes, builds, équipement — les affrontements deviennent stratégiques, gratifiants et parfaitement adaptés à l’esprit du jeu. En difficulté élevée, le jeu récompense la patience et la maîtrise, sans jamais être injuste.
Le monde regorge de détails : un simple artisan de Novigrad peut cacher une histoire touchante, un contrat de monstre peut se transformer en drame moral, et même un mini‑jeu comme le Gwynt peut devenir une obsession.
La bande‑son, elle, est tout simplement magistrale : elle porte l’ambiance, les combats, les moments de calme… tout.
Les deux extensions — Hearts of Stone et Blood and Wine — sont parmi les meilleures jamais créées pour un RPG. Elles prolongent l’aventure avec une qualité digne d’un jeu complet.
The Witcher 3 n’est pas seulement un jeu.
C’est un voyage.
Un monde qui vous accueille, vous éprouve, puis vous manque longtemps après les crédits.
10 ans plus tard, il reste un chef‑d’œuvre intemporel.
⭐ Note : 10/10 — À jouer absolument, au moins une fois dans sa vie.
Steam User 11
Je recommande chaudement.
Je ne le connaissais pas avant d'avoir une promo dessus, je m'attendais à un jeu moyen, mais non, c'est un jeu qui, lorsque je l'ai fini, m'a laissé un vide, car c'est un putain de jeu. 134h est le temps qu'il m'a fallu pour faire toute l'histoire et quêtes annexe. Tout est bien pensé, Le gwynt, les quêtes annexes, le systeme de combat. Ce jeu m'as surpris (et en bien !). Le seul Bémol, l'histoire principale, un peu comme Skyrim, l'aventure, la vraie se passe lors de l'exploration de la carte et des quêtes secondaires.
Merci d'avoir lu, 10/10
Steam User 16
Dissertation: Pourquoi The Witcher 3: Wild Hunt est la meilleure chose qui soit arrivée au jeu vidéo
Introduction
Le jeu vidéo a parcouru un long chemin, depuis les pixels rudimentaires de Pong jusqu’aux expériences cinématographiques modernes. Au fil des décennies, certaines œuvres ont marqué des tournants, redéfini les attentes, et laissé une empreinte durable dans l’imaginaire collectif des joueurs. En 2015, The Witcher 3: Wild Hunt s’est imposé non seulement comme un chef-d’œuvre du RPG occidental, mais aussi comme une synthèse de tout ce que le jeu vidéo peut accomplir quand il est conçu avec passion, ambition et respect du joueur.
Fruit du travail acharné du studio polonais CD Projekt Red, ce troisième opus de la saga Witcher a transcendé les limites du jeu vidéo en tant que simple divertissement pour s’imposer comme une œuvre artistique à part entière. Par sa profondeur narrative, la cohérence de son monde, la maturité de ses thèmes et son influence industrielle, il incarne une révolution douce mais puissante dans l’histoire du médium vidéoludique. Ainsi, on peut défendre sans exagération l’idée que The Witcher 3 est la meilleure chose qui soit arrivée au jeu vidéo.
I. Une maturité narrative inédite dans un jeu vidéo
Au cœur de la réussite de The Witcher 3 réside son écriture exceptionnelle. Inspirée des romans d’Andrzej Sapkowski, l’histoire de Geralt de Riv est marquée par une profondeur rare, une complexité morale et une richesse émotionnelle saisissante. Contrairement à de nombreux jeux qui se contentent d’un héros stéréotypé et d’un manichéisme usé, The Witcher 3 propose une vision nuancée du monde. Le bien et le mal n’y sont jamais absolus. Chaque décision est un dilemme, et chaque choix a des conséquences tangibles.
La narration est multiple : à la quête principale s’ajoutent des centaines d’histoires secondaires, certaines d’une qualité équivalente, voire supérieure. L’arc du Baron Sanglant, par exemple, a été salué par la critique comme un modèle de narration interactive, mêlant réalisme psychologique, enjeux émotionnels et implications morales fortes. Le joueur n’est pas guidé par un système de points de karma ou de choix binaires, mais par sa propre réflexion sur des situations humaines, complexes et souvent tragiques.
Même les quêtes les plus anodines révèlent souvent des pans de vie inattendus : un mariage sous tension, un nain victime de discrimination, une créature monstrueuse cherchant simplement la paix… Ce soin apporté à chaque micro-récit crée une densité émotionnelle rarement atteinte dans le jeu vidéo.
II. Un monde vivant, crédible et artistiquement accompli
L’un des piliers de l’expérience Witcher 3 est son monde ouvert, immense mais jamais vide. Là où d’autres mondes se contentent d’étaler des kilomètres de cartes pour flatter le joueur par la quantité, CD Projekt Red a misé sur la qualité de l’environnement. Chaque région – Velen, Novigrad, Skellige, Toussaint – possède une atmosphère, une architecture, des coutumes et des dialogues qui lui sont propres. Les paysages ne sont pas de simples décors, mais les témoins silencieux d’un monde ravagé par la guerre, par la peur des monstres, et par les inégalités sociales.
La direction artistique joue un rôle clé : les levers de soleil sur les marais de Velen, les vents violents des falaises de Skellige, les forêts denses du Continent... chaque lieu raconte une histoire par sa seule esthétique. L’immersion est renforcée par une bande originale magistrale, mêlant instruments folkloriques slaves, chants gutturaux, et rythmes tribaux. La musique ne souligne pas simplement l’action ; elle incarne le monde lui-même.
Ce réalisme est également soutenu par une IA sociale sophistiquée : les PNJ réagissent à la météo, à l’heure de la journée, à l’apparence du joueur. Des bardes chantent dans les tavernes, des enfants jouent dans la boue, des marchands ferment boutique à la nuit tombée. Ce ne sont pas des scripts, mais des habitudes de vie, ce qui donne au jeu une profondeur simulée presque organique.
III. Une œuvre qui a élevé les standards de l’industrie
L’impact de The Witcher 3 dépasse largement le cadre de son gameplay ou de sa narration. Il a servi de référence pour toute une génération de développeurs. CD Projekt Red a montré qu’il était possible de proposer un jeu AAA riche, ambitieux, sans microtransactions toxiques, sans contenu coupé pour être revendu, et en offrant du contenu post-lancement réellement qualitatif.
La sortie de 16 DLC gratuits, suivie par deux extensions majeures (Hearts of Stone et Blood and Wine), témoigne d’un respect profond du joueur. Loin d’être de simples ajouts, ces extensions ont été saluées comme de véritables chefs-d’œuvre narratifs, prolongeant l’univers du jeu avec une exigence rare.
À travers son modèle économique, sa transparence de développement et son attention portée à la qualité, The Witcher 3 a modifié la relation entre les studios et leur public. Il a aussi servi de leçon à d’autres studios : Ubisoft, Bethesda, Bioware, ou encore Guerilla Games ont tous intégré certaines mécaniques ou philosophies du jeu dans leurs titres suivants.
IV. Une symbiose entre gameplay, narration et philosophie
Si The Witcher 3 impressionne autant, c’est parce qu’il réussit à lier le gameplay à sa narration. Les systèmes de combat, d’alchimie, d’artisanat, de relations – tout est cohérent avec l’identité de Geralt. On ne joue pas un héros générique, mais un sorcier mutant, marginal dans son propre monde, respecté autant qu’il est craint.
Même le ton du jeu évite les clichés : l’humour noir, la sexualité assumée sans vulgarité gratuite, les dialogues ciselés, les dilemmes éthiques, tout contribue à une expérience adulte, authentique, et rare dans l’univers vidéoludique grand public. Le jeu traite des thèmes de la paternité, du destin, du libre arbitre, de l’exclusion sociale, et même de la déshumanisation face à la guerre et à la magie.
Il est aussi l’un des rares jeux à proposer une vision philosophique de la violence : tuer est parfois nécessaire, mais toujours lourd de conséquences. Geralt n’est pas un bourrin invincible, mais un survivant fatigué, un chasseur de monstres dans un monde où les vrais monstres sont souvent humains.
Conclusion
The Witcher 3: Wild Hunt est bien plus qu’un grand jeu vidéo. C’est un tournant culturel, artistique et industriel dans l’histoire du médium. Il a prouvé qu’un RPG pouvait être aussi profond qu’un roman, aussi immersif qu’un film, et aussi interactif qu’un jeu devrait toujours l’être. Son influence continue d’irriguer toute la production vidéoludique moderne, des studios indépendants aux géants du AAA.
En réunissant une écriture magistrale, une direction artistique envoûtante, un gameplay équilibré et une philosophie respectueuse du joueur, The Witcher 3 a hissé le jeu vidéo au rang d’art majeur. C’est pourquoi, parmi tous les jalons historiques du jeu vidéo, The Witcher 3 mérite pleinement d’être considéré comme la meilleure chose qui soit arrivée à ce médium.
Steam User 11
Ce jeu met une claque à certains des gros titres qui sortent de nos jours, même après 10 ans. Comme le 4 va bientôt sortir, c'est le moment ou jamais de s'y mettre !
Si vous décidez de l'acheter, voici quelques conseils pour vous :
-Désactivez la mini-map et réduisez au maximum les infos de l'ATH
-PRENEZ VOTRE TEMPS ! Vous raterez surement des choses en allant trop vite. Ecoutez les dialogues, ils sont tous doublés (et très bien en plus) et ne vous précipitez pas sur la quête principale.
-C'est normal si vous ne comprenez pas toutes les mécaniques du jeu au début, ça vient avec le temps.
-Ne vendez pas votre stuff de base, il est unique.
-Prenez vos choix avec précautions, ils ont des conséquences et sont irréversibles.
-Jouez avec un casque
POINTS FAIBLES DU JEU
-Certaines mécaniques sont un peu brouillonnes et difficiles à comprendre
-Petits bug, bug d'animations, textures un peu baveuses (mais TRES RARES)
-Le système de combat est assez rigide et un peu répétitif et la puissance de certains ennemis est déséquilibré (ennemis hauts levels qui sont faciles à battre et d'autres bas levels difficiles)
-Certaines quêtes secondaires se ressemblent
-Ablette, notre cheval, se coince tout le temps dans les arbres quand on l'appel et spawn trop loin de nous
-Certains modèle de personnages se ressemblent un peu trop ce qui brise un petit peu l'immersion
POINTS FORTS DU JEU
-L'histoire principale
-L'ambiance du jeu (visuelle et sonore) est vraiment bien travaillée, le jeu est vivant.
-De très bonnes animations
-L'exploration est récompensé
-L'open world rempli
-La plupart des quêtes secondaires sont incroyablement bien faites
-L'immersion, pour peu qu'on y mette du sien, est totale ! Doublage, ambiance sonore
-Le Gwynt (jeu de carte)
-La direction artistique, les graphismes
-La bande son