The Park
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Set in a creepy amusement park hiding a dark and sinister secret, The Park is a one to two hour long first-person psychological horror experience focusing on intense storytelling and exploration instead of combat and action. A day at the park… a lost teddy bear… a missing child. As the sun sets over Atlantic Island Park, you must explore its dilapidated rides in search of your son, Callum. As darkness falls, you will experience panic and paranoia through a narrative written by a team of award winning storytellers.
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J'avais déjà fait The Park il y a plusieurs années sur PS4. À l'époque, j'en gardais le souvenir d'un jeu d'horreur sympathique, mais sans plus. Je l'avais terminé, puis je suis rapidement passé à autre chose. En le refaisant aujourd'hui sur PC, je me suis rendu compte que j'étais complètement passé à côté de ce qui fait sa véritable force, sa narration.
Je savais en relançant le jeu que je n'allais pas découvrir le jeu d'horreur le plus effrayant qui existe. Et très honnêtement, ce n'est pas ce que je recherchais. Cette fois, j'ai pris le temps d'écouter chaque monologue de Lorraine, de lire les différents documents dans le parc et de m'intéresser davantage à ce que le jeu essayait réellement de raconter. Résultat, j'ai vécu une expérience complètement différente.
En à peine deux heures, The Park raconte une histoire bien plus profonde qu'il n'y paraît. Derrière ses quelques jumpscares et son ambiance pesante se cache un récit qui parle de culpabilité, de deuil, de maladie mentale et de la relation entre une mère et son fils. Plus on avance, plus on comprend que les véritables monstres ne sont peut-être pas ceux que l'on croise dans les attractions du parc.
L'ambiance est sans aucun doute la plus grande réussite du jeu. Parc d'attractions abandonné, éclairages inquiétants, bruitages omniprésents, musique discrète... tout est pensé pour installer un sentiment de malaise permanent. Ce n'est pas une horreur qui cherche à nous faire sursauter toutes les cinq minutes, mais plutôt une horreur psychologique qui s'installe lentement et qui nous pousse à réfléchir.
J'ai énormément apprécié la manière dont l'histoire est racontée. Le jeu ne nous donne jamais toutes les réponses et laisse volontairement une grande place à l'interprétation. Une fois les crédits terminés, je me suis retrouvé à chercher des explications, à relier certains éléments du scénario et à réfléchir au véritable sens de la fin. C'est typiquement le genre de narration qui continue d'exister même après avoir quitté le jeu et c'est quelque chose que j'adore.
Visuellement, même si le jeu commence à montrer son âge, sa direction artistique reste très efficace. Chaque attraction possède sa propre identité et participe à cette lente descente dans la folie.
Le 100 % des succès est lui aussi très agréable à réaliser. Le jeu étant relativement court, il ne demande jamais de faire des choses inutiles ou frustrantes. Il suffit surtout de prendre le temps d'explorer, d'écouter et de profiter de l'expérience, ce qui est parfaitement en accord avec le rythme du jeu.
The Park ne conviendra certainement pas à tout le monde. Si vous recherchez un survival horror rempli d'action ou de combats, vous risquez d'être déçu. En revanche, si vous aimez les jeux qui misent avant tout sur leur ambiance, leur narration et leur capacité à faire réfléchir le joueur, alors il mérite clairement qu'on lui laisse sa chance.
Finalement, je suis presque content de l'avoir refait plusieurs années après. Sans cette deuxième partie, je serais probablement resté sur l'idée que c'était simplement "un petit jeu d'horreur sympathique". Aujourd'hui, je comprends qu'il avait bien plus à raconter que ce que j'avais perçu lors de ma première découverte.