Overfall
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Overfall is a fantasy role-playing game of rough diplomacy and tough action. Explore, negotiate, and fight your way across the high seas! You will lead two heroes on a journey across the high seas in search of their lost king. You will encounter people of all breeds and all creeds; ally with them or crush them without mercy. You will face many dangers; survive them and you may unlock new characters, weapons and skills. In a world where death is permanent, you must return to the beginning and make a fresh start. The heroes you choose, the weapons you unlock and a world that is randomized mean that no two adventures will ever be the same. Key Features A huge, dynamic world to explore, ruled by a number of races in constant conflict – it’s up to you to help or betray them Challenging and addictive turn-based combat – careful strategy and cunning skill combinations are the key to victory against your foes!
Steam User 1
Certains jeux ne méritent pas de sombrer dans l’oubli.
Overfall est un roguelite qui m’a marqué à la fois par sa richesse intimidante que par son exigence. Depuis j’en ai testé, apprécié et détesté beaucoup d’autres mais celui-ci a une place particulière dans mon cœur parce qu’il représente peut-être la quintessence de ce que j’aime dans ce genre.
Dans ce jeu vous incarnez deux aventuriers envoyés par votre seigneur l’Everking dans un autre monde pour récupérer un artefact nécessaire pour empêcher l’apocalypse. Vous y êtes parvenus non sans mal mais à votre retour on vous informe que non seulement trois cents ans se sont écoulés sur le monde de Dys, que les six races peuplant ce monde sont en froid, mais qu’en plus l’empereur-dieu est introuvable. Cerise sur le gâteau les Vorn, race de vikings caractériels, vous ont poursuivis à travers votre portail de retour et sont en train de mettre en place une invasion qui s’annonce inarrêtable. Votre rôle est dans de retrouver votre élusif souverain en vous attirant les faveurs d’une faction et prier pour qu’il ne soit pas trop tard.
Comme dans tout bon roguelite qui se respecte, vous allez commencer votre run par sélectionner deux aventuriers parmi les neuf qui vous sont proposés, chacun ayant un gameplay très distinct modulable grâce à son arme ainsi que ses skills et des babioles. Dans la même idée, chaque classe aura plusieurs domaines d’expertises (intelligence, spiritualité, pragmatisme) qui permettront de profiter d’opportunités scénaristiques par la suite.
Il est à noter que si vos héros ont des statistiques, leur seule progression durant une run sera horizontale : chaque affrontement et chaque rencontre va écrire une ligne de plus sur leur CV, leur apportant des bonus et des malus de stats en conséquence. Si l’un d’entre eux se fait brûler plus souvent il a des chances de développer un passif qui va déclencher un état négatif à chaque fois qu’on va de nouveau lui cramer la tignasse… tandis qu’un autre prendra tellement de plaisir à vos affrontement contre des elfes qu’il va recevoir un buff conséquent chaque fois qu’une oreille-pointue apparaîtra dans son champs de vision.
Oh, vous pourrez toujours recruter deux compagnons de plus à force de hauts faits et vous pourrez dépenser une des ressources à votre disposition pour améliorer vos compétences, mais de la même façon que dans Darkest Dungeon la différence entre la victoire et la défaite va résider dans le fait de savoir gérer les cicatrices de vos protagonistes.
Le but du jeu est simple : vous devez naviguer en temps réel (même si tout s’arrête quand vous ne bougez pas) pendant que l’invasion Vorn prend de l’ampleur et accoster sur les multitudes d’îles que comptent les mers de Dys pour assister un des peuples, monter votre réputation, accomplir leur quête finale et découvrir où se cache l’Everking. Bien sûr vous pouvez également attendre que le chrono défile jusqu’à ce que le tout-puissant seigneur envahisseur débarque, tenter de vous frayer un chemin jusqu’à son navire et tenter de lui péter le groin. Dans ce cas, je vous souhaite bonne chance.
Ce qui est passionnant avec Overfall est qu’aucune partie ne ressemble vraiment à la précédente : la disposition des îles varie, l’obtention des buffs ou débuffs dépend en partie du hasard et vous n’avez aucune idée de la quête qui vous attend dans chaque localité (vous ne connaissez d’ailleurs que les races en présence). Chaque espèce est en guerre avec une autre, les hommes de l’Everking ont tendance à vous chercher des noises, des régions sont progressivement calcinées par les Vorn, des navires vous approchent régulièrement pour vous proposer de vous guider vers de nouveaux compagnons… bref en l’espace d’une partie courte mais intense le jeu vous donne l’illusion d’évoluer organiquement autour de vous et que l’apocalypse est en cours.
Je ne saurais trop insister sur l’aspect punitif du jeu qui va vous forcer à découvrir sans cesse de nouvelles synergies et à jouer sur les buffs/débuffs, ce qui va rendre votre capacité d’apprentissage ainsi que votre bon sens personnelle d’autant plus cruciaux. Overfall ne fait pas un mauvais job à vous expliquer les tenants et les aboutissants des combats mais il a présente tellement de choses à débloquer et de mécaniques de jeu à découvrir par soi-même qu’il sera difficile pour quiconque de se prétendre vraiment expert. Et c’est même sans compter sur l’éditeur de missions mis à disposition et sur le travail patient des fans sur le steam workshop au cours des ans.
Ai-je donc vraiment besoin de préciser que je vous recommande ce roguelite à la rejouabilité absurde et au style à la Pratchett inimitable qui coûte à peine plus cher qu’un sandwich en boulangerie ?
Le Ciel vous tienne en joie.