Disco Elysium
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Disco Elysium is a groundbreaking open world role playing game. You’re a detective with a unique skill system at your disposal and a whole city block to carve your path across. Interrogate unforgettable characters, crack murders or take bribes. Become a hero or an absolute disaster of a human being. Unprecedented freedom of choice. Intimidate, sweet-talk, resort to violence, write poetry, sing karaoke, dance like a beast or solve the meaning of life. Disco Elysium is the most faithful representation of desktop role playing ever attempted in video games. Countless tools for role playing. Mix and match from 24 wildly different skills. Develop a personal style with 80 clothes items. Wield 14 tools from guns to flashlights to a boombox, or pour yourself a cocktail of 6 different psychoactive substances. Develop your character even further with 60 wild thoughts to think – with the detective's Thought Cabinet. A revolutionary dialogue system with unforgettable characters. The world is alive with real people, not extras. Play them against each other, try to help them, or fall hopelessly in love. Disco Elysium's revolutionary dialogue system, with partially voiced characters, lets you do almost anything.
Steam User 19
La solitude du buveur de plomb
Déjà, la ville prenait les tonalités rose-et-bleu du crépuscule - la nuit l'épiait, prête à lui sauter dessus, de toute sa force lunaire. Son pied heurta une bouteille vide, symbole d'une existence gaspillée, d'un spleen poisseux ancré au plus profond de son être. Son âme suintait l'alcool, il vacillait, suivant une trajectoire brouillonne, cognant régulièrement ses larges épaules aux murs de la ville. Soudain, ses jambes se dérobèrent : il s'affala. Ses articulations le brûlaient, il haletait comme un chien, des voix terrifiantes lui transperçaient le crâne.
Il ferma les yeux et sombra dans un sommeil épais, sans rêve.
Disco Elysium s'ouvre sur une chambre en vrac, après quelques lignes d'un monologue intérieur mystique et effrayant, vous propulsant aux commandes d'un type hagard et hirsute en pleine gueule de bois légendaire. Vous ne vous souvenez de rien, c'est le black out total, une sorte de seconde naissance, mais avec les soucis engendrés durant cette nuit de débauche en prime. On met quelques minutes à réaliser que le clodo à la ramasse qui se déplace au gré des cliques de notre souris est le personnage central de l'histoire, flic par-dessus le marché, chargé d'enquêter sur un lynchage morbide, englué dans l'alcoolisme et très probablement cintré. J'ai trouvé assez déconcertante la facilité avec laquelle on se glisse dans la peau du personnage, après seulement quelques minutes de jeu, et l'aisance avec laquelle sa folie devient nôtre rapidement. L'amnésie avec laquelle on doit composer et avancer dans le jeu a plusieurs facettes; parfois flippante (qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver là?) elle s'avère être essentielle et fort pratique le plus souvent puisqu'elle permet (si le joueur le souhaite) à son perso de se reconstruire, pas à pas, et de tout faire pour trouver la lumière.
Mais les coups de gueule et les actions impulsives sont nombreuses et tentantes, il m'a parfois été difficile de résister à la violence.
Tout le jeu repose sur l'intelligence et la spontanéité des textes; textes qui servent de dialogues entre les différents personnages, textes des monologues intérieurs divers et omniprésents du personnage que l'on contrôle, textes des objets et infrastructures apparaissant en surbrillance lorsque l'on presse la touche Tab, et qui s'avère être salement pratique pour retourner à 100% les zones que l'on traverse. Le gameplay se résume donc à ça : Tab pour la surbrillance d'objets importants, clique gauche de souris pour se déplacer, sélectionner une cible afin d’interagir avec, et surtout sélectionner la ligne de réponse voulue. L'économie de touche convient très bien au jeu, tant l'ambiance est maîtrisée, épaisse, et nourrissante.
La narration du soft est exceptionnelle puisque immédiate et passionnante. La complexité du personnage principal fascine autant qu'elle divertit. Comme dans la plupart des RPG, vous devez dépenser des points pour des attributs physiques et mentaux, mais ici, les attributs sont totalement cramés. En tout il y en a 24, d'attributs, répartis par 6 dans Intellect, Psyche, Physique et Motorics. J'étais un poil perdue, en lançant le jeu, alors j'ai choisi l'un des archétypes proposé, avec un intellect assez bas mais une psyche de malade, ce qui fait que j'ai eu droit à mon lot de déconvenues puisque mon personnage se retrouvait totalement submergé par son inconscient et ses affinités avec le métaphysique, tandis que pour arriver à bout de déductions simples, logiques et évidentes, il peinait bien souvent. Pas grave, en augmentant de niveau, je dépensai un peu plus en intellect afin de rééquilibrer tout ça. Les 24 skills proposés sont tout bonnement excellents, rien que de par leur nom (le Inland Empire m'a immédiatement tapé dans l'oeil) et permettront à votre personnage d'avoir sans cesse des bouillonnements internes et multiples propositions de dialogues; notamment des propositions d'actions qui se joueront aux dés, mais dont le pourcentage de réussite variera en fonction de vos skills et de la manière dont vous avez dépensé vos points. J'ai parfois trouvé un peu suspecte la manière dont ces pourcentages potentiels de réussite étaient respectés (maintes fois il m'est arrivé de louper un lancer à plus de 70% de réussite potentielle lorsque, 10 minutes plus tard, je tentais et réussissais un lancer à moins de 20% ) mais franchement, c'est pas gênant, au contraire, cela donne un côté encore plus nerveux et spontané au jeu. Plein de fois, quand bien même la situation me paraissait perdue d'avance, j'y suis allée au culot et j'ai eu droit à mon lot de surprises (réjouissantes ou non). Il faudra parfois faire preuve de patience pour ne pas réellement perdre la boule, puisque les voix émanant de vos propres pensées (ainsi que d'objets environnants) s'incrustent et vous bombardent constamment la boîte crânienne, j'ai adoré, on est tout le temps sur la réflexion, tout est matière à discussion, tout est matière au doute.
J'avais lu quelque part une joueuse qui se plaignait d'être aux commandes d'un misogyne notoire, et d'être embêtée de ne pas avoir le choix d'agir autrement qu'en manquant de respect aux femmes. Gêne compréhensible or, tout au long du jeu, j'ai toujours eu le choix entre laisser éclater mes pulsions dévastatrices et bestiales ou faire preuve d'empathie et me mettre en retrait et ravaler ma fierté mal placée. Je n'ai donc à aucun moment eu l'impression que le jeu me forçait à suivre une voie à laquelle je n'adhérais pas; bouffée infinie d'oxygène, croyez-moi, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu à ce point l'impression d'être réellement aux commandes et de vivre ma propre aventure. Je crois que le jeu a des côtés cathartiques, notamment grâce aux sujets que, l'air de rien, il aborde. On s'éveille à Revachol, une ville plantée sur l'une des îles qui composent le monde de Disco Elysium. La ville est criblée de cratères, d'immeubles éventrés dont les contours, pinceau pastel, m'ont frappée par leur mélancolie. De l'autre côté, des docks. Au milieu, une zone commerciale qui vous servira de point de départ. Une grève d'ouvriers bat son plein et très vite, on se retrouve impliqué dans ce joyeux bordel : la première heure de jeu nous amènera à interroger un gamin des rues sniffeur de colle, à nous immiscer (ou pas !) dans une histoire familiale tendue entre une mère et sa fille, à nous embrouiller avec une femme que l'on a probablement ennuyée la veille, à nous endetter, à composer avec notre nouveau partenaire. Qu'est-ce qu'il va en bouffer, le pauvre ! Dans tous les cas, l'éventail des possibilités est gigantesque, la diversité des lieux et personnages qui composent cet univers réjouissante. C'est un plaisir de traîner sa carcasse de rue en rue, sachet plastique à la main, à la recherche d'une teille d'alcool ou d'informations précieuses, d'aller vers les Autres.
Il est souvent compliqué d'expliquer avec des mots et de coucher sur papier ce que l'on ressent, ce qui fait vibrer notre être. C'est un peu ce qui est en train de se passer avec Disco Elysium, et pourtant j'essaye. Mais je n'ai pas le talent nécessaire pour vous saisir à la gorge, à la manière dont le jeu m'a saisie. Malgré sa mélancolie et sa folie latentes, je m'y suis sentie bien, je m'y suis sentie moi. Dès les premières notes de musique (époustouflante, d'ailleurs) j'ai été saisie et passionnée. L'anglais ne fut en rien un frein à l'immersion puisque à l'instar d'un bon film, le jeu déroule un univers irradiant de complexité et de mystère qu'il serait impensable d'ignorer.
Steam User 6
Jouer un flic communiste qui rejoint un groupe de lecture d'étudiants pour se former à la philosophie masovienne c'est une expérience qu'on vit qu'une seule fois.
Steam User 6
This game changed my life, pirate it if you can the devs stole the game from the actual artists who made it happen and kept the world of Elysium (which the artists spent 15 years working on). PLEASE DO NOT PAY FOR THIS GAME but play it, it changed my life
Steam User 4
J'ai cassé le haut-parleur d'une meuf, elle s'est mis une balle dans le crane.
Absolute cinema...
9,5/10
Steam User 5
⭐⭐⭐⭐⭐ Disco Elysium – Un jeu qui te dissèque l’esprit ⭐⭐⭐⭐⭐
Disco Elysium n’est pas juste un jeu, c’est une claque narrative et psychologique. Dès le début, on est plongé dans une enquête sombre et fascinante, où l’on incarne un flic brisé, amnésique, perdu, mais terriblement humain. Très vite, le jeu te happe au point que tu continues à réfléchir à l’enquête avant de dormir, à refaire les événements, à douter de chaque piste, de chaque choix. C’est obsédant, dans le bon sens.
La force du jeu réside dans son écriture absolument exceptionnelle. Les dialogues sont parmi les meilleurs jamais vus dans un jeu vidéo : profonds, intelligents, souvent drôles, parfois cruels, philosophiques, politiques, et toujours percutants. Ton esprit est littéralement un champ de bataille : tes compétences te parlent, se contredisent, t’influencent, te manipulent. Tu ne choisis pas seulement ce que tu dis, tu choisis qui tu deviens.
L’enquête policière est passionnante, mais ce qui rend le tout inoubliable, ce sont les personnages, et surtout Kim Kitsuragi. Ton collègue, ton ancre dans la réalité. On essaie constamment de gagner sa confiance, de rester professionnel, de ne pas passer pour un fou… même quand le jeu te pousse à faire n’importe quoi 😅. Chaque regard, chaque silence, chaque remarque de Kim compte. Quand il commence à te respecter, à te soutenir, c’est incroyablement satisfaisant. Cette relation donne une dimension humaine et émotionnelle rare dans un jeu.
L’univers est d’une richesse folle : Revachol est vivante, sale, mélancolique, marquée par l’histoire, la politique, les idéologies brisées. Le jeu ose parler de dépression, d’échec, de classes sociales, d’idéaux perdus, sans jamais être moralisateur. Le tout porté par une direction artistique unique et une musique inoubliable qui renforce cette ambiance de fin du monde douce-amère.
Disco Elysium te fait rire, réfléchir, douter, parfois même te mettre mal à l’aise. Il te respecte en tant que joueur et en tant que personne. Peu de jeux osent autant, et encore moins réussissent aussi bien.
Un jeu qui marque.
Un jeu dont on se souvient longtemps.
Un chef-d’œuvre absolu. Que du bonheur.
Steam User 4
Un des meilleurs RPG à l'ancienne qui me soit tombé ente les pattes. L'écriture et le lore sont tout simplement hors normes.
A se procurer par des moyens alternatifs, nonobstant, au vu de l'affaire judiciaire en cours entre 3 des créateurs du jeu et l'éditeur les ayant virés après avoir frauduleusement acquis une part majoritaire dans l'entreprise.
Steam User 4
Première fois de ma vie que j'écris un avis steam je crois.
Je sais même pas quoi dire.
J'ai jamais joué à un jeu comme ça.
Non, enfait j'ai même jamais vu une oeuvre comme ça.
On pourrait écrire des dissertes de 50 pages sur chaque expérience d'un seul joueur pour essayer de transmettre ce qu'on a pu y vivre mais ce ne serait même pas suffisant pour décrire tout ce que ce jeu nous fait traverser. J'ai carrément remis certains aspects de ma vie en question.
C'est un livre. C'est un film. C'est une musique. C'est une pièce de théâtre. C'est un tableau. C'est tout ces trucs à la fois.
Tu vas rire, beaucoup. Tu vas être nostalgique, tu vas être mal à l'aise, tu vas avoir peur et tu vas pleurer. Mais surtout tu vas réapprendre à réfléchir sur toi et sur le monde qui t'entoure. Tu peux pas sortir de ce truc totalement indemne et c'est pour le mieux.
Bref, il va falloir digérer tout ça parce que j'ai à peine compris tout ce qui m'est arrivé.