Disco Elysium
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Disco Elysium is a groundbreaking open world role playing game. You’re a detective with a unique skill system at your disposal and a whole city block to carve your path across. Interrogate unforgettable characters, crack murders or take bribes. Become a hero or an absolute disaster of a human being. Unprecedented freedom of choice. Intimidate, sweet-talk, resort to violence, write poetry, sing karaoke, dance like a beast or solve the meaning of life. Disco Elysium is the most faithful representation of desktop role playing ever attempted in video games. Countless tools for role playing. Mix and match from 24 wildly different skills. Develop a personal style with 80 clothes items. Wield 14 tools from guns to flashlights to a boombox, or pour yourself a cocktail of 6 different psychoactive substances. Develop your character even further with 60 wild thoughts to think – with the detective's Thought Cabinet. A revolutionary dialogue system with unforgettable characters. The world is alive with real people, not extras. Play them against each other, try to help them, or fall hopelessly in love. Disco Elysium's revolutionary dialogue system, with partially voiced characters, lets you do almost anything.
Steam User 13
La solitude du buveur de plomb
Déjà, la ville prenait les tonalités rose-et-bleu du crépuscule - la nuit l'épiait, prête à lui sauter dessus, de toute sa force lunaire. Son pied heurta une bouteille vide, symbole d'une existence gaspillée, d'un spleen poisseux ancré au plus profond de son être. Son âme suintait l'alcool, il vacillait, suivant une trajectoire brouillonne, cognant régulièrement ses larges épaules aux murs de la ville. Soudain, ses jambes se dérobèrent : il s'affala. Ses articulations le brûlaient, il haletait comme un chien, des voix terrifiantes lui transperçaient le crâne.
Il ferma les yeux et sombra dans un sommeil épais, sans rêve.
Disco Elysium s'ouvre sur une chambre en vrac, après quelques lignes d'un monologue intérieur mystique et effrayant, vous propulsant aux commandes d'un type hagard et hirsute en pleine gueule de bois légendaire. Vous ne vous souvenez de rien, c'est le black out total, une sorte de seconde naissance, mais avec les soucis engendrés durant cette nuit de débauche en prime. On met quelques minutes à réaliser que le clodo à la ramasse qui se déplace au gré des cliques de notre souris est le personnage central de l'histoire, flic par-dessus le marché, chargé d'enquêter sur un lynchage morbide, englué dans l'alcoolisme et très probablement cintré. J'ai trouvé assez déconcertante la facilité avec laquelle on se glisse dans la peau du personnage, après seulement quelques minutes de jeu, et l'aisance avec laquelle sa folie devient nôtre rapidement. L'amnésie avec laquelle on doit composer et avancer dans le jeu a plusieurs facettes; parfois flippante (qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver là?) elle s'avère être essentielle et fort pratique le plus souvent puisqu'elle permet (si le joueur le souhaite) à son perso de se reconstruire, pas à pas, et de tout faire pour trouver la lumière.
Mais les coups de gueule et les actions impulsives sont nombreuses et tentantes, il m'a parfois été difficile de résister à la violence.
Tout le jeu repose sur l'intelligence et la spontanéité des textes; textes qui servent de dialogues entre les différents personnages, textes des monologues intérieurs divers et omniprésents du personnage que l'on contrôle, textes des objets et infrastructures apparaissant en surbrillance lorsque l'on presse la touche Tab, et qui s'avère être salement pratique pour retourner à 100% les zones que l'on traverse. Le gameplay se résume donc à ça : Tab pour la surbrillance d'objets importants, clique gauche de souris pour se déplacer, sélectionner une cible afin d’interagir avec, et surtout sélectionner la ligne de réponse voulue. L'économie de touche convient très bien au jeu, tant l'ambiance est maîtrisée, épaisse, et nourrissante.
La narration du soft est exceptionnelle puisque immédiate et passionnante. La complexité du personnage principal fascine autant qu'elle divertit. Comme dans la plupart des RPG, vous devez dépenser des points pour des attributs physiques et mentaux, mais ici, les attributs sont totalement cramés. En tout il y en a 24, d'attributs, répartis par 6 dans Intellect, Psyche, Physique et Motorics. J'étais un poil perdue, en lançant le jeu, alors j'ai choisi l'un des archétypes proposé, avec un intellect assez bas mais une psyche de malade, ce qui fait que j'ai eu droit à mon lot de déconvenues puisque mon personnage se retrouvait totalement submergé par son inconscient et ses affinités avec le métaphysique, tandis que pour arriver à bout de déductions simples, logiques et évidentes, il peinait bien souvent. Pas grave, en augmentant de niveau, je dépensai un peu plus en intellect afin de rééquilibrer tout ça. Les 24 skills proposés sont tout bonnement excellents, rien que de par leur nom (le Inland Empire m'a immédiatement tapé dans l'oeil) et permettront à votre personnage d'avoir sans cesse des bouillonnements internes et multiples propositions de dialogues; notamment des propositions d'actions qui se joueront aux dés, mais dont le pourcentage de réussite variera en fonction de vos skills et de la manière dont vous avez dépensé vos points. J'ai parfois trouvé un peu suspecte la manière dont ces pourcentages potentiels de réussite étaient respectés (maintes fois il m'est arrivé de louper un lancer à plus de 70% de réussite potentielle lorsque, 10 minutes plus tard, je tentais et réussissais un lancer à moins de 20% ) mais franchement, c'est pas gênant, au contraire, cela donne un côté encore plus nerveux et spontané au jeu. Plein de fois, quand bien même la situation me paraissait perdue d'avance, j'y suis allée au culot et j'ai eu droit à mon lot de surprises (réjouissantes ou non). Il faudra parfois faire preuve de patience pour ne pas réellement perdre la boule, puisque les voix émanant de vos propres pensées (ainsi que d'objets environnants) s'incrustent et vous bombardent constamment la boîte crânienne, j'ai adoré, on est tout le temps sur la réflexion, tout est matière à discussion, tout est matière au doute.
J'avais lu quelque part une joueuse qui se plaignait d'être aux commandes d'un misogyne notoire, et d'être embêtée de ne pas avoir le choix d'agir autrement qu'en manquant de respect aux femmes. Gêne compréhensible or, tout au long du jeu, j'ai toujours eu le choix entre laisser éclater mes pulsions dévastatrices et bestiales ou faire preuve d'empathie et me mettre en retrait et ravaler ma fierté mal placée. Je n'ai donc à aucun moment eu l'impression que le jeu me forçait à suivre une voie à laquelle je n'adhérais pas; bouffée infinie d'oxygène, croyez-moi, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu à ce point l'impression d'être réellement aux commandes et de vivre ma propre aventure. Je crois que le jeu a des côtés cathartiques, notamment grâce aux sujets que, l'air de rien, il aborde. On s'éveille à Revachol, une ville plantée sur l'une des îles qui composent le monde de Disco Elysium. La ville est criblée de cratères, d'immeubles éventrés dont les contours, pinceau pastel, m'ont frappée par leur mélancolie. De l'autre côté, des docks. Au milieu, une zone commerciale qui vous servira de point de départ. Une grève d'ouvriers bat son plein et très vite, on se retrouve impliqué dans ce joyeux bordel : la première heure de jeu nous amènera à interroger un gamin des rues sniffeur de colle, à nous immiscer (ou pas !) dans une histoire familiale tendue entre une mère et sa fille, à nous embrouiller avec une femme que l'on a probablement ennuyée la veille, à nous endetter, à composer avec notre nouveau partenaire. Qu'est-ce qu'il va en bouffer, le pauvre ! Dans tous les cas, l'éventail des possibilités est gigantesque, la diversité des lieux et personnages qui composent cet univers réjouissante. C'est un plaisir de traîner sa carcasse de rue en rue, sachet plastique à la main, à la recherche d'une teille d'alcool ou d'informations précieuses, d'aller vers les Autres.
Il est souvent compliqué d'expliquer avec des mots et de coucher sur papier ce que l'on ressent, ce qui fait vibrer notre être. C'est un peu ce qui est en train de se passer avec Disco Elysium, et pourtant j'essaye. Mais je n'ai pas le talent nécessaire pour vous saisir à la gorge, à la manière dont le jeu m'a saisie. Malgré sa mélancolie et sa folie latentes, je m'y suis sentie bien, je m'y suis sentie moi. Dès les premières notes de musique (époustouflante, d'ailleurs) j'ai été saisie et passionnée. L'anglais ne fut en rien un frein à l'immersion puisque à l'instar d'un bon film, le jeu déroule un univers irradiant de complexité et de mystère qu'il serait impensable d'ignorer.
Steam User 6
This game changed my life, pirate it if you can the devs stole the game from the actual artists who made it happen and kept the world of Elysium (which the artists spent 15 years working on). PLEASE DO NOT PAY FOR THIS GAME but play it, it changed my life
Steam User 4
Disco Elysium is a philosophical stab wound disguised as a role-playing game. It’s what happens when an alcoholic writer, a disillusioned Marxist, and a CRPG fan decide to turn depression into a user interface. Gameplay is merely a pretext for forced introspection, each skill a hostile shard of consciousness, another voice in the mental cacophony of an existential failure.
There is no escape in Disco Elysium. Only endless dialogue with oneself, social ruins inhabited by broken puppets, and a world that persists without reason. Even success is a form of mourning. It may be the only honest game ever made. Which, of course, makes it fundamentally unsellable to a species that seeks hope in progress bars.
Steam User 6
Português
Disco Elysium é um excelente jogo de investigação e RPG que me surpreendeu bastante. Nele, você assume o papel de um detetive policial encarregado de investigar um assassinato. Seu personagem, no entanto, é bastante polêmico — após uma bebedeira, ele perde a memória e parte de sua identidade. Conforme a história avança, você descobre que ele já aprontou bastante no passado, e muitas pessoas não gostam dele nem das suas atitudes.
O diferencial é que você molda a personalidade do protagonista. Você escolhe que tipo de policial ele será: uma pessoa bondosa, um corrupto, alguém sensível e empático, um sujeito arrogante e insuportável, um analista lógico e visual... Enfim, há muitos caminhos possíveis. Os atributos que você desenvolve ditam como ele se comunica e interage com o mundo — e você os evolui aos poucos, durante o jogo.
Disco Elysium apresenta uma história envolvente, com personagens intrigantes, misteriosos e, muitas vezes, estereotipados. Cada um tem profundidade e uma narrativa própria que se entrelaça com os acontecimentos da cidade. As conversas são recheadas de camadas, e não é raro se ver envolvido em debates sobre política, consumismo, identidade, vícios, sexualidade, moralidade, arte, música, religião e poder.
Esse é um jogo para ser jogado com calma, sem pressa. É impossível desenvolver todas as habilidades em uma única partida — e, na verdade, isso nem seria o ideal. É bem provável que você não complete todas as quests de primeira, e algumas lacunas na história só poderão ser preenchidas em futuras jogadas. Prepare-se para ler bastante, pois é um RPG fortemente baseado em texto, com ritmo lento, mas que recompensa quem se entrega à experiência.
A única coisa que não curti muito foi o final — mais especificamente, quem é o responsável pelo crime (sem spoilers!). Achei que outros personagens teriam motivações mais impactantes. Mas pode ser apenas uma questão de interpretação minha, ou talvez tenha deixado passar alguma parte importante da história. De qualquer forma, essa é minha única crítica.
Recomendo muito esse game!
Français
Disco Elysium est un excellent jeu d’enquête et de RPG qui m’a vraiment surpris. Vous y incarnez un détective chargé d’enquêter sur un meurtre. Mais votre personnage est plutôt controversé — après une nuit de beuverie, il perd la mémoire et une partie de son identité. Au fil du jeu, on découvre qu’il a fait pas mal de bêtises dans le passé, et que beaucoup de gens ne l’aiment pas, ni ses attitudes.
Ce qui rend le jeu unique, c’est que vous façonnez la personnalité du protagoniste. Vous choisissez quel type de policier vous voulez incarner : une personne bienveillante, un corrompu, un être sensible et empathique, un personnage arrogant et désagréable, un analyste logique et observateur… Il y a de nombreux chemins possibles. Les attributs que vous développez déterminent vos dialogues et interactions avec le monde — et vous les améliorez progressivement au cours du jeu.
Disco Elysium offre une histoire captivante, avec des personnages intrigants, mystérieux, parfois stéréotypés, mais toujours profonds. Chacun a sa propre histoire qui se mêle aux événements de la ville. Les dialogues sont très riches, et il arrive souvent qu’on se retrouve plongé dans des débats sur la politique, la consommation, l’identité, les addictions, la sexualité, la morale, l’art, la musique, la religion et le pouvoir.
C’est un jeu à savourer lentement, sans se presser. Il est impossible de développer toutes les compétences en une seule partie — et ce n’est probablement pas souhaitable. Il y a de fortes chances que vous ne fassiez pas toutes les quêtes dès la première fois, et certaines zones d’ombre dans l’histoire ne pourront être éclaircies qu’en recommençant une nouvelle partie. Il faut aimer lire, car c’est un RPG très textuel, au rythme lent, mais qui vaut vraiment le détour.
La seule chose que j’ai moins appréciée, c’est la fin — plus précisément l’identité du coupable (je ne vais pas spoiler !). J’ai trouvé que d’autres personnages avaient des motivations plus intéressantes. Mais c’est peut-être une question d’interprétation, ou j’ai manqué une partie importante de l’histoire. C’est vraiment mon seul reproche.
Je recommande vivement ce jeu
Steam User 4
Une pépite narrative surfant entre l'absurde et le raisonnement profond. Des réflexions idéologiques et des remises en questions permanente. J'ai l'impression d'avoir consulté un psy tout en menant une enquête impossible.
Une narration totalement doublée immersive avec un gameplay qui finalement passe au second plan. On y joue pour l'histoire, pour la narration et sans doute pour avoir une conversation avec nous même. Le fond sonore, tantôt discret tantôt bien amené, ajoute un côté très mélancolique à l'ensemble qui l'est déjà tout autant.
Si je dois ajouter un bémol, c'est le "soft lock" des choix de dialogues par rapport à nos stats qui est un peu déconcertant lorsque l'on est limité à 1pt de skill et que l'on a déjà raté le choix. Il faut alors passer du temps à chercher, fouiller pour solution des moins évidente.
Hormis cela, il en vaut tout de même le coup. Des personnages attachant, des doublages VO incroyable et un jeu qui pousse à l'introspection. A faire au moins une fois.
Steam User 6
Disclaimer :
CE JEU EST UNE MASTERPIECE MAIS NE L'ACHETEZ PAS. (Procurez vous le autrement...)
Les créateurs ne touchent pas le fruit de leur travail au bénéfice d'homme d'affaires corrompus ayant acquis les parts du studio de manière illégale. L'affaire est en cours en Estonie.
THIS GAME IS A MASTERPIECE — BUT DON’T BUY IT. (Find another way to get it...)
The creators no longer receive the fruits of their work, as corrupt businessmen have illegally taken over the studio. The case is still ongoing in Estonia.
(FR) Avis sur le jeu : Disco Elysium est un chef-d'œuvre hybride, un mélodrame d’atmosphère à la croisée d’un thriller JRPG et d’un film noir existentiel. Véritable odyssée intérieure, il réinvente le jeu de rôle en fusionnant enquête policière, satire politique acide et critique sociétale mordante. Son humour noir perce l’opacité d’un monde brisé, où chaque rebondissement pousse plus loin la réflexion sur l’identité, la mémoire et l’espoir. D’une richesse littéraire rare, Disco Elysium n’est pas seulement un jeu, c’est un manifeste déguisé en polar – une claque narrative inoubliable.
(EN) Review: Disco Elysium is a hybrid masterpiece — a moody melodrama at the crossroads of a JRPG thriller and an existential film noir. A true inner odyssey, it reinvents the RPG genre by blending detective work, biting political satire, and scathing social critique. Its dark humor cuts through the fog of a broken world, with every twist pushing the reflection further on identity, memory, and hope. With rare literary depth, Disco Elysium isn’t just a game — it’s a manifesto disguised as a crime story, a narrative gut-punch you won’t forget.
Steam User 3
Trully The best story driven game i've ever played. I don't know if any other comes even close to this.
I do no want to spoil anything, and i think this game's reviews speak for themselves anyway.
I think i can only praise it. The art is beyond incredible, the writing is incredible, the music and voice acting are incredible, the characters and their depth is so impressive and interesting, with a world building that'll grab you whole.
It took my 2years and a half to finish it, and you can finish it in a few days, but i loved taking my time.
This is an art masterpiece that i'll remember for a very, very long time. Tequila Sunset to you Harry.
A Big thanks to the ORIGINAL ZA/UM team for taking the time to create such a beautifull game.
Speaking of wich, most of the original members of the ZA/UM team were fired after a conflict with shareholders of the studio, following fraudulent actions from the same shareholers ( Ilmar Kompus & Tõnis Haavel among others ).
Fuck them.
I would advise to not buy the game (i buyed it before all' of this happened sadly), and just go sail on other seas to play it.
"Capital has the ability to subsume all critiques into itself" has never been so true.